Claret

Mais en quelle année sommes-nous?

On se croirait en 1999…

Nous ne savons pas combien d’entre vous se souviennent de la bulle Internet, qui a commencé à se former en 1995, puis qui a connu une ascension parabolique de la fin de 1998 jusqu’en 2000, lorsqu’elle a explosé de manière spectaculaire, faisant chuter l’indice Nasdaq de près de 80 % par rapport à son sommet.

Historiquement, les entreprises qui dégagent des profits, ou du moins qui devraient en principe le faire dans un avenir prévisible, sont considérées comme ayant de la valeur. Or, pour une raison ou une autre, à la fin des années 1990, les investisseurs ont conclu qu’on pouvait se passer de profits pour autant que les entreprises affichaient une croissance sous une forme ou une autre, le nombre d’utilisateurs, par exemple, pour les entreprises Internet (c’est-à-dire le total des personnes ayant visité les sites Web). C’était la croissance du chiffre d’affaires à tout prix. Un PDG bien connu a souligné à quel point il était insensé d’imaginer pouvoir vendre un dollar au prix de 90 cents pour ensuite tenter de se rattraper grâce au volume. Même l’ajout des deux petits mots « dot com » au nom d’une entreprise pouvait augmenter le cours de ses actions sur le marché. L’euphorie a éventuellement pris fin, et de nombreuses entreprises Web et de commerce électronique, à qui on avait d’abord accordé le bénéfice du doute, se sont révélées sans valeur.

Plus