Les meilleurs secteurs et les moins performants

Lettres Trimestrielle

Le rendement total du TSE 300 au cours du 3e trimestre fut de 1.79%. Les meilleurs secteurs furent les pipelines, les services financiers et encore une fois les pétroles et gaz. Par contre, les secteurs les moins performants furent l’or et les minéraux précieux, les produits industriels et les transports. Durant la même période, l’indice S&P 500 reculait de 1.24% en $US. L’indice international EAFE (Europe Australia and Far East) reculait encore plus, soit de 8.3% en $US.

Les taux d’intérêts dans les pays industrialisés sont demeurés inchangés. Nous remarquons que plusieurs indicateurs pointent maintenant vers un ralentissement des principales économies. Les prix des commodités sont plutôt faibles (à l’exception des commodités énergétiques). Le bois de charpente se transige à son plus bas niveau en 8 ½ ans. La plupart des produits reliés au bois ont vu leur prix diminuer de moitié. D’autres matériaux de construction ont aussi subi de fortes baisses. Le cuivre a baissé de 10 cents le mois passé; en fait, il est au même niveau qu’au début de l’année. Ces observations nous portent à croire qu’il est fort probable que les taux d’intérêts baisseront l’an prochain aux Etats-Unis.

Le dollar canadien a continué de baisser davantage à $1.5032. L’Euro également poursuit sa baisse et s’est trouvé à US$0.8827 au 30 septembre. Nous croyons que le dollar canadien est légèrement sous-évalué versus le dollar US tandis que l’Euro est littéralement dans la cave malgré les pauvres efforts de la Banque Centrale Européenne de redresser sa monnaie. L’Europe demeure encore moins compétitive vis-à-vis les Etats-Unis, possède un niveau de chômage élevé, conserve un haut taux d’imposition et finalement a un peu de difficulté à coordonner ses politiques internes.

Le prix du pétrole a continué son mouvement ascendant pour atteindre US$37.80 avant de se replier à US$30.84 au 30 septembre. En ce moment, le prix oscille entre $33 et $35 malgré le fait que les pays du Moyen Orient aient annoncé qu’ils augmenteraient encore un peu leur production. Le prix du baril demeure encore bien supérieur au niveau de $22 - $28 que l’OPEC aimerait maintenir.

Veuillez s’il vous plaît vous référer à votre évaluation de portefeuille pour une liste complète des titres que vous détenez. Vous trouverez également un rapport de transactions qui inclut des descriptions de certains titres qui ont été achetés.


Comme vous l’avez constaté, le NASDAQ, l’indice de référence des titres de technologies, a connu une des baisses les plus importantes depuis le début des années 90. Quelques compagnies ont vu leur prix plonger de plus de 90%. Plusieurs investisseurs commencent à s’interroger sur la possibilité de voir le plus long marché haussier de l’histoire prendre fin bientôt.

Analysons un peu les derniers événements ainsi que la volatilité des marchés :

  • Pour la première fois depuis deux ans, nous sommes d’avis que l’évaluation des compagnies est revenue à des niveaux plus raisonnables. Les investisseurs se sont aperçu que pour que le titre d’une compagnie monte continuellement, il faut que les profits suivent. La croissance pure et simple n’est pas suffisante. Soudainement, on recommence à regarder les profits. Heureusement nous sommes de retour à des niveaux plus réalistes.

  • Le secteur technologique passe à travers une période de rationalisation. A la fin de cette tempête, qui pourrait durer encore quelques mois, plusieurs compagnies auront fait banqueroute. La plupart d’entre elles auront été absorbées par les plus grandes compagnies. Quelques entreprises sortiront gagnantes et domineront leur secteur car elles bénéficieront d’un avantage compétitif (acquis durant la période de restructuration) ou auront tout simplement mieux géré leurs opérations. Des exemples des années 90 sont Intel, Microsoft et Cisco alors que dans les années 60, IBM est passé à travers le même type de situation. Toutefois, un investisseur moyen pourra avoir beaucoup de difficulté à repérer les gagnants.

  • Le marché est encore une fois en train de nous rappeler que bien que si certaines compagnies forment un noyau important de l’économie, elles ne constituent pas nécessairement un bon investissement. Ces compagnies tendent à être évaluées à des niveaux qui ne permettent aucune marge d’erreur. Une simple mauvaise nouvelle et leur titre plonge dans les abysses. Tout actionnaire de Nortel sait de quoi il s’agit.

  • Les investisseurs oublient parfois que plusieurs forces économiques entrent en jeu. Par exemple : la libéralisation globale, autant économique que politique, la croissance de la productivité (grâce à de nouvelles technologies), le vieillissement progressif de la génération des baby boomers ainsi que la diminution progressive des taux d’imposition à travers le monde. Le Canada, avec sa baisse d’impôts sur les gains en capital, en est un exemple concret.

En général, le marché boursier nous paraît être beaucoup mieux évalué qu’en mars et août dernier. Cependant, n’allez pas croire que vous avez devant vous l’opportunité d’achat de votre vie. Nous croyons seulement qu’il ne faut pas trop s’inquiéter quant à une future chute du prix des compagnies de technologie car nous venons d’en avoir une. Finalement, le reste du marché (communément appelé la « vieille économie ») s’est bien maintenu tout simplement parce qu’il était raisonnablement évalué.


Nous aimerions profiter de cette opportunité pour vous informer que Jean-Paul Giacometti s’est joint à Claret en temps qu’associé. Jean-Paul occupait le poste de Premier Vice président et responsable de la gestion de portefeuille chez Pictet (Canada), filiale d’une banque suisse connue basée à Genève. Jean-Paul possède d’excellentes qualifications : MBA de l’université Concordia, baccalauréat en mathématiques de l’université McGill et le titre CFA (Chartered Financial Analyst) depuis 1993. Il a également assuré les fonctions de Président de l’Association des Analystes Financiers de Montréal en 1998-1999. Jean-Paul nous fera profiter de son expérience internationale, nous sommes heureux de l’accueillir parmi nous.

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