Maintenant que les marchés financiers de partout ont rebondi

Commentaires

Maintenant que les marchés financiers de partout ont rebondi depuis la spectaculaire descente aux enfers amorcée en septembre 2007, les investisseurs reprennent leur souffle. La reprise boursière qui fait son petit bonhomme de chemin, dissipe les craintes et permet l’espérance que le pire de la chute économique et boursière est maintenant chose du passé.

Ce regain de confiance prend racine nonobstant une succession de mauvaises nouvelles économiques. La General Motors est en faillite, d’importantes institutions financières sont toujours en restructuration et le chômage gagne encore en Europe et aux États-Unis. Il nous semble que le seul coin de la planète en santé soit l’Asie et tout particulièrement la Chine.

Bien que le taux de croissance en Asie soit très impressionnant lorsque l’économie mondiale est en croissance, il est capital de comprendre que les pays de cette région sont principalement composés d’exportateurs et ils requièrent donc la santé de leur clientèle, située en Europe et en Amérique pour poursuivre leur lancée. Voici une statistique qui aide à garder une perspective sur l’économie. On y comprend que certains rapports médiatiques s’emballent lorsqu’ils rapportent que la Chine va remplacer les États-Unis au poste de locomotive de croissance globale.

2008 PIB par pays (en milliards de $US) :

Etats-Unis 13,751
Zone Euro 12,277
Japon 4,384
Brésil 1,313
Russie 1,290
Inde 1,177
Chine 3,205

Avec une simple opération arithmétique, on comprend qu’une croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) de 8% en Chine (3 205 x 0.08 = 256) ajoute 256 milliards de $US à l’économie mondiale ce qui est l’équivalent d’un maigre accroissement de (256 / 13 751 = 0,019) 1.9% de l’économie américaine ou d’une croissance de 2% en Europe. Vu autrement, sachant que les économies américaines, européennes et japonaises se sont contractées de 1 407 milliards de $US en 2008, cela nous démontre qu’il faudrait une croissance de 20% au reste du monde pour annuler ce recul. Ce calcul éclipse, sans l’ombre d’un doute, l’idée de la puissance relative d’une Chine isolée (pour votre information, le Produit intérieur brut du Canada se chiffre à 1 330 milliards $US).

Bien qu’une dominance économique chinoise demeure toujours une possibilité, ce ne sera pas demain la veille. On pourrait compter une cinquantaine d’années voire même un siècle avant que la Chine ne dépasse les Américains au niveau du PIB. Cette transition future, par contre, ne se fera certainement pas de façon calme et ordonnée. Une éventualité certaine, qui est d’ailleurs déjà bien entamée, est la croissance rapide de l’Asie qui obtient une part toujours plus importante de l’économie mondiale. Il s’agit là d’une bonne nouvelle puisque l’éclosion de l’Asie comme moteur économique permet au gros moteur économique qu’est l’Amérique de ne pas trop s’épuiser.


À court terme, pour la ou les deux prochaines années, nous croyons que les bourses vont naviguer en marché haussier cyclique et ce, au sein d’un marché séculier faible qui avait commencé à se dessiner en 2000, suite à l’éclatement de la bulle technologique. Historiquement, ces cycles haussiers en marchés faibles ont une capacité d’élever les valeurs d’environ 50 à 60%. La vague s’étend généralement sur une période d’un an et peut s’étirer jusqu’à 18 mois.

Lorsqu’on utilise l’histoire pour se guider, on retrouve beaucoup de similitudes avec les conditions qui ont dominé les marchés en 1974. Si l’histoire devait se répéter, il resterait encore beaucoup de carburant pour alimenter la force de ce marché haussier. Du côté économique, si nous devions répéter le scénario de 1974, nous devrions être sortis de la récession d’ici la fin du 3e trimestre. Pour l’instant les statistiques économiques, notamment celles à l’égard des nouvelles constructions, pointent vers cette direction.

La hausse boursière, observée lors des semaines qui ont suivi le creux atteint en mars dernier, se veut une ascension typique. Le marché escalade une montagne de soucis. Alors que les anticipations des analystes et des investisseurs demeurent fortement négatives et prudentes, le marché s’élance et tient sa remontée. L’humeur des financiers a pris un peu de mieux parallèlement à la force de la reprise boursière pour retomber rapidement dans les talons avec la légère correction (-7%) de début juillet. Pour conclure sur notre vision des marchés à court terme, nous sommes d’avis que la reprise a encore de la jambe pour continuer sa lancée. Ce n’est que lorsque la plupart des participants retourneront dans le camp des haussiers que nous recommencerons à nous faire du souci.


A plus long terme, il reste encore plusieurs problèmes à régler avant de pouvoir retourner à une économie plus normale. Lorsque les gouvernements se comportent comme des saoulons et empruntent de l’argent sans compter comme si elle poussait dans les arbres, il faut s’attendre à de gros déficits budgétaires et éventuellement une remontée de l’inflation ainsi qu’une poussée des taux d’intérêts. Les consommateurs américains s’étaient trop étirés et sont maintenant surendettés. Le recul du ratio d’endettement est, par contre, bel et bien entamé puisque l’épargne des ménages monte en flèche. Cela pourrait prendre de trois à cinq ans avant de revenir à des niveaux plus normaux. Puisque les consommateurs représentent deux tiers du PIB, et qu’ils ont décidé de ralentir la cadence au profit de l’épargne et une meilleure santé financière, nous devrions nous habituer à une croissance économique plus modérée dans les environs de 1 à 2% contrairement aux 3 à 5% auxquels nous avions pris goût lors des deux dernières décennies du vingtième siècle.

Au niveau des investissements, les actions ordinaires devraient mieux performer que les obligations (obligations gouvernementales) au cours des dix prochaines années puisque les compagnies peuvent transmettre leurs coûts plus élevés aux prix de leurs produits et services et ainsi assurer une forme de protection contre l’inflation, offrant généralement une couverture naturelle à l’inflation anticipée. Aussi, les dividendes devraient représenter une part importante du rendement étant donné une croissance plus modérée. Bien que les investisseurs n’aiment pas les plus petites compagnies, elles devraient avoir plus de facilité à offrir un meilleur rendement que les grandes capitalisations dans un environnement économique moins dynamique. En d’autres mots, la sélection de titres fera foi de loi. Pour les comptes axés vers le revenu, nous croyons que les obligations corporatives de qualité offrent une excellente valeur vis-à-vis les titres gouvernementaux. La prime offerte sur ces titres, ou le rendement excédentaire offert par rapport à un équivalent émis par un gouvernement est sensiblement élevé et justifie leur choix. Par ailleurs, le rendement excédentaire des pacotilles (obligations de faible qualité) est encore plus élevé qu’à l’habitude si les investisseurs sont prêts à en assumer le risque.


Nous avons fait parvenir un courriel récemment pour adresser les craintes liées à la fraude de « Earl Jones ». Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de le lire, nous en avons inclus une copie à la suite de cette lettre.

Nous aimerions en plus ajouter en commentaires quelques points spécifiques à Claret :

  • Chez Claret, les cinq gestionnaires de portefeuilles détiennent la charte CFA (Analyste financier agréé ou « Chartered Financial Analyst »). En tant que détenteur de la chartre CFA, nous devons nous soumettre au code de déontologie le plus strict de l’industrie financière. Les règles d’éthique et le code de déontologie enseignés dans le programme de formation de l’ordre des CFA favorisent le client, le public investisseur et l’employeur. Nous devons compléter et signer et honorer notre conduite professionnelle à tous les ans. Nous vous suggérons fortement de visiter le site Internet de la CFA Institute (http://www.cfainstitute.org/aboutus/conduct/index.html ) pour mieux comprendre et apprécier notre engagement à l’éthique et aux meilleures pratiques professionnelles. De plus, tous les membres de l’équipe Claret, sans exception, se doivent d’obéir à notre code de conduite.
  • Nous sommes enregistrés auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) au Québec, de l’Ontario Securities Commission en Ontario et de la Securities and Exchange Commission (SEC) aux États-Unis.
  • La séparation complète de la tâche de gestion et de celle du fiduciaire dans deux entreprises non liées est à l’épicentre de notre plan d’affaires et de notre structure corporative. CIBC Wood Gundy, RBC Dexia et Courtage à escompte Banque Nationale sont vos fiduciaires indépendants. Ils sont les gardiens qui s’assurent que toute forme de retrait d’argent payable à quiconque autre que vous doit être accompagné d’une autorisation écrite de votre part. Nous n’avons aucun accès à l’argent mais nous effectuons une comptabilité parallèle à celle du fiduciaire pour pouvoir vérifier leur travail et offrir aux clients encore plus de protection.
  • Pour conclure, il faut se rappeler la phrase de feu président américain Ronald Reagan : TRUST BUT VERIFY.

Passez un bel été … si jamais nous réussissons à en avoir un.

Claret

LETTRE ENVOYÉE EN JUILLET CONCERNANT UNE RÉCENTE FRAUDE

Malheureusement, un autre scandale entache l'industrie financière. C'est donc un bon moment pour réviser les règles de sécurité en matière de placements. Nous ne parlons pas ici de risque de marché mais bien de l'éventualité de faire affaire avec un fraudeur. Nous avons également ajouté une lettre que nous avions envoyée en septembre 2005 suite au scandale Norbourg (Vincent Lacroix).

Voici les 3 règles de base en ce qui concerne la sélection d'un conseiller pour vos placements. Tous les individus devraient bien les comprendre puisqu’elles sont simples et facilement exécutables. Ces trois règles auraient clairement et efficacement tenu à l'écart les investisseurs de toutes les dernières fraudes médiatisées. Madoff, Norbourg, Norshield, Jones et al. avaient un modus operandi différent mais aucun d'eux ne répondait à ces trois critères.

Règle # 1: Vérifier si votre conseiller est enregistré auprès de l'Autorité des marchés financiers. Il suffit de téléphoner à l'AMF (Québec: (418) 525-0337, Montréal : (514) 395-0337 et autres régions : 1 (877) 525-0337) pour leur demander si l'individu et la firme auxquels vous confiez votre argent sont enregistrés et s'ils font l'objet de plaintes.

Règle # 2: Séparer la tâche de gestion des fonds de celle de fiduciaire. Le fiduciaire est le coffre fort de vos placements. Lorsque vous confiez une somme en gestion, vous devez toujours libeller le chèque au fiduciaire. Il ne faut jamais faire le chèque à la firme de gestion ou pire à l’individu qui agit à titre de conseiller. Dans notre cas, Claret est le gestionnaire et CIBC marchés mondiaux est le fiduciaire, deux compagnies sans aucun lien. Il s’agit de la structure la plus sécuritaire de l’industrie. Les clients doivent donc libeller leurs chèques à CIBC et non pas Claret ou à un de ses employés !

Dans le giron des banques, le fiduciaire et le gestionnaire font habituellement partie de la même famille d'entreprise (par exemple, Financière Banque Nationale et Trust Banque Nationale). Lorsqu’une fraude fait surface dans ces grandes institutions, la perte est généralement avalée par la firme. Cependant ce coût est redistribué aux clients (par exemple à travers des frais de services, taux d’intérêts chargés sur les prêts ou payés dans les comptes d’épargne,…) un peu comme le font les compagnies d’assurances en augmentant leurs primes suite à des grandes réclamations.

Règle # 3: Vérifier et comparer les états de comptes du gestionnaire et du fiduciaire. Renseignez vous sur les rendements normaux pour le type de portefeuille que vous détenez auprès de vos proches. Un rendement annuel de 16% année après année n'est pas la norme. Si tous les placements sont à la baisse sauf les vôtres, il y a anguille sous roche !

Puisque Claret et CIBC utilisent deux sources d’informations différentes pour comptabiliser vos états financiers, il suffit de vérifier que les états de comptes de Claret et ceux de CIBC concordent.

Ces trois petites règles sont simples et très efficaces. Il est à noter que dans la plupart des cas de fraudes, les clients ont été négligents dans leur processus de sélection et dans leur choix.

N.B. Nous voudrions aussi vous aviser de vous tenir à l'écart des offres d'abris fiscaux qui semblent trop belles pour être vraies. Votre fiscaliste et / ou votre comptable pourra vous aviser à ce sujet. Beaucoup de fraudes ont été commises dans ce secteur par le passé et, puisqu’elles ne sont peu ou pas médiatisées, elles peuvent encore se perpétrer.

Pour toutes autres questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

L’Équipe Claret