Pourquoi les sommets atteints par les bourses ne se traduisent pas par des gains dans les portefeuilles?

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Pourquoi les sommets atteints par les bourses ne se traduisent pas par des gains dans les portefeuilles.

Nous avons tous vu les nouvelles.  L’emblématique indice américain, le Dow Jones, fracasse un autre sommet et franchit la barre des 22,000 points.  Par contre, à la lecture des rapports de portefeuilles des mois de juillet, il est décevant de voir la valeur des portefeuilles en baisse.  Il y a deux raisons principales : le dollar canadien et la bourse canadienne.

1.      La hausse du dollar canadien :

Malheureusement ou heureusement, tout dépendant de quel côté de la clôture l’on se situe, le dollar canadien a connu une sérieuse remontée au cours des derniers temps.  Le huard a pris environ 10% de valeur en quelques semaines. 

Il est tout à fait prescrit pour un investisseur canadien d’avoir au moins 50% de ses investissements boursiers à l’extérieur du Canada.  Cette stratégie de diversification permet de réduire le risque de votre portefeuille et vous permet un meilleur rendement à long terme.  Puisque les investissements en devises étrangères doivent être convertis en devise locale ($ CAD)  pour pouvoir établir une valeur à votre portefeuille qui est uniformisée dans votre devise locale, les investissements étrangers ont donc diminué de valeur.  Puisqu’un dollar canadien achète plus de biens en devises US, vos achats passés ont donc une évaluation moindre en date d’aujourd’hui. 

Nos recherches démontrent que, contrairement aux portions investies en revenus fixes et en liquidités, la fluctuation de la devise n’a que très peu d’impact à long terme sur un portefeuille d’actions ordinaires.  Puisque la devise est un instrument qui tend à retourner vers sa moyenne, les hausses finissent par être annulées par d’éventuelles baisses.  Bien que des mouvements de devise peuvent causer des baisses de valeur à court terme, l’effet combiné des rendements à long terme élevés des actions ordinaires et le retour à la moyenne des fluctuations de devises tendent à effacer cet impact sur votre portefeuille.  Nous avons perçu des gains lorsque le huard baissait.  Récemment, ce fût moins agréable.

2.      La bourse canadienne :

Les actions canadiennes n’ont pas eu la même poussée qui a propulsé les titres américains.  Les titres qui composent le TSX n’ont pas généré d’aussi bons résultats que leurs contreparties américaines.  Les actions canadiennes sont surtout concentrées dans le secteur des ressources naturelles (pétrolière et minière) ainsi que dans le secteur bancaire. 

Voilà pourquoi on note une dislocation entre les résultats de portefeuilles et les grandes lignes tirées de votre fil de presse préféré.

L’Équipe Claret