Quelle année! Avec un peu de chance…

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Quelle année! Avec un peu de chance…

Quelle année sensationnelle! Le marché américain a terminé l’année 2013 en hausse de 32%, lorsqu’on inclut les dividendes bien sûr. Les investisseurs qui se sont tournés vers l’Europe se sont aussi enrichis, puisque l’indice phare du vieux continent s’est enrichi de 22.5%, tandis que le marché de Tokyo a monté de 54% (26% en $US). Les marchés émergents n’ont pas eu un sort aussi brillant. D’ailleurs, certains marchés ont même terminé l’année en baisse. La plupart des économistes et prévisionnistes ont été pris de court par cette vigueur dans le marché des actions ordinaires, puisqu’ils étaient omnibulés par l’inertie de la croissance économique dans certaines grandes puissances. Cette situation nous pousse à nous interroger sur la préséance de la croissance économique par rapport aux marchés boursiers. Est-ce que ce sont les marchés qui prédisent la croissance économique ou, à l’inverse, la croissance économique qui est précurseur de bonnes performances boursières? Auparavant les économistes commentaient ironiquement que ‘’les marchés boursiers ont prédit 7 des 5 dernières récessions``. Nous aimerions vous informer que les économistes, eux, en ont prédit aucune… ou presque! En conclusion, si vous devez faire des prévisions pour gagner votre pain, il vous faut prévoir souvent pour avoir parfois raison.

Puisqu’on effleure le sujet des prévisions, la plupart d’entre vous aimeraient beaucoup connaître notre opinion sur ce que 2014 pourrait nous réserver, surtout après les bonnes performances de 2013. Voici quelques statistiques historiques qui guident nos attentes en tant qu’investisseurs. Notre capacité de lire les feuilles de thé étant, disons-le, limitée; notre seul salut se trouve dans nos capacités d’itérer des probabilités à partir des données historiques. En gros, nous croyons que, bien que l’histoire ne se répète pas, elle a tendance à se ressembler.

  • Depuis 1871, lorsque les marchés américains ont connu une croissance composée annuelle supérieure à 17% sur une période de cinq ans et que les taux d’intérêts ont monté lors de la dernière année, ce qui est le cas en 2013, les rendements de l’année suivante ont oscillé entre -22% et +12%.
  • Depuis 1871, lorsque les marchés financiers montent de plus de 25% et que les taux d’intérêts montent aussi la même année, comme en 2013, les rendements de l’année subséquente se sont situés entre -22% et +24%.

Pour 2014, tout est possible. Par conséquent, notre stratégie d’être sélectifs et prudents s’applique plus que jamais. Comme nous vous l’avons répété à plusieurs reprises, lorsque nous ne pouvons bénéficier de l’aide des taux d’intérêts qui faiblissent, la sélection prudente, diligente et judicieuse des actions ordinaires est une partie importante d’une stratégie gagnante.

ÉVÈNEMENTS AYANT LE POTENTIEL DE CHANGER LE MONDE …

Nous avons identifié en 2013 deux évènements d’importance qui peuvent avoir un impact majeur sur les années à venir.

  1. La contraction significative du déficit de la balance commerciale américaine risque de changer la donne. La balance commerciale se définie tout simplement par la différence entre les importations et les exportations d’un pays. L’excès des importations de nos voisins du Sud par rapport à leurs exportations fait jaser les économistes depuis des années. Un regain de l’industrie manufacturière américaine, la rationalisation de leur consommation énergétique et l’explosion de la production gazière et pétrolière en sol américain créent un renversement de vapeur. Les États-Unis sont redevenus le plus grand producteur de pétrole au monde, suivi de l’Arabie Saoudite et de la Russie. Ce regain de production, combiné au recul de la demande énergétique, a fait fondre significativement l’importation de pétrole. Voici les faits: il y a 9 ans, les américains achetaient de leurs partenaires étrangers plus de 12 millions de barils de pétrole par jour. Aujourd’hui, ces achats se chiffrent à environ 6.5 millions de barils par jour.
  2. La réforme des terres rurales en Chine, approuvée par le gouvernement en novembre 2013, risque d’aider les régions rurales. L’objectif de cette législation est de donner aux fermiers chinois des droits de propriétés, leur permettant ainsi de vendre, louer ou hypothéquer leurs terres. Appliqué avec succès, cela pourrait déverrouiller d’énormes sommes de capital qui étaient confinées aux terres rurales. D’un point de vue économique, cette réforme va chambouler le marché du crédit en Chine.

LA CHANCE ET LES INVESTISSEMENTS

Après une année aussi profitable que 2013, nous, les gestionnaires de portefeuilles, pourrions avoir tendance à nous approprier ce succès et à nous l’attribuer grâce à nos bons coups, notre perspicacité et notre grand talent. En réalité, nous ne devrions pas sous-estimer l’impact de la chance dans l’équation. Le travail de l’investisseur, comme le golf, est une profession qui demande beaucoup d’humilité. Nous investissons les portefeuilles d’après nos expectatives de certains évènements futurs. Pour avoir raison en finance, les investisseurs doivent non seulement avoir raison sur l’évènement à venir, mais aussi avoir raison sur la chronologie de ces évènements dans le temps. Déjà qu’il est difficile d’avoir raison sur ce qui va arriver, voilà qu’il faut maintenant savoir quand cela va se passer! Malgré que nous contrôlions bien des choses qui peuvent affecter la performance de vos investissements, telles que l’effort soutenu, un travail de recherche assidu et intelligent, le talent et la perspicacité, nous ne pouvons pas contrôler la succession et la chronologie des évènements futurs. Pour ce que nous ne pouvons pas contrôler et qui est au-delà de nos connaissances, il y a la chance qui fait grandement partie de notre succès.

En effet, les bons résultats en investissements dépendent non seulement d’une sélection judicieuse de titres financiers, ils dépendent aussi d’un environnement qui est bénéfique et de la chance. Personne ne peut avoir raison à tout coup. C’est pour cela que nous diversifions, que nous couvrons nos positions et que nous limitons l’utilisation de l’effet de levier. Notre but est de parvenir à atteindre un rendement avantageux et qui se compare favorablement à la moyenne de façon à prouver la supériorité de nos stratégies. Un rendement aléatoire est clairement insatisfaisant.

COMMENT ATTIRER LA CHANCE?

L’industrie financière est peuplée d’individus très brillants. Une armée d’analystes, de gestionnaires de portefeuilles et de banquiers d’affaires, tous aussi intelligents les uns que les autres, sillonnent le marché pour trouver les occasions. Par conséquent, les marchés sont devenus beaucoup plus efficients que dans le passé. Il est donc devenu plus difficile de trouver des déséquilibres dans le marché pour en faire profiter nos clients. Dans beaucoup de cas, notre capacité à ajouter de la valeur est très limitée lors de l’analyse de très grandes compagnies qui possèdent d’énormes capitalisations boursières, puisqu’elles sont déjà suivies par un grand nombre d’analystes financiers.

Par contre, nous croyons que les marchés, bien qu’ils soient efficients la plupart du temps, nous réservent des cycles d’inefficience dont il est possible de profiter. Il suffit de se rappeler de 2008-2009: un excellent exemple. De plus, certains marchés sont moins efficients que d’autres. Il s’agit de se concentrer dans les zones où l’on a le plus de chance d’être chanceux lorsqu’on applique nos connaissances et nos efforts.

DEUX NOUVELLES SOLUTIONS POUR ATTEINDRE VOS OBJECTIFS DE PLACEMENTS

Grâce à votre fidèle appui, nos actifs sous gestion ont dépassé la barre du milliard de dollars. Comme vous le savez bien, la plupart de nos clients ont une multitude de comptes (réguliers d’investissement, REÉRs, REÉÉs, CÉLIs, …). Nous avons toujours géré vos comptes avec une approche ségréguée, i.e. compte par compte, titre par titre. Il est d’une importance capitale que nous puissions servir tous nos clients sur une base équitable, peu importe la taille des comptes. Malheureusement, il est de plus en plus compliqué d’atteindre une bonne diversification pour les plus petits portefeuilles. Que ce soit des petits comptes ou des plus gros, la diversification demeure l’outil principal pour se prémunir contre le risque dans les portefeuilles.

De manière à accomplir cette importante tâche qu’est de bien gérer vos portefeuilles peu importe leur taille, nous sommes dans le processus de créer deux fonds communs: le Fonds d’actions Claret et le Fonds de revenus Claret. Il n’y aura aucun frais de gestion prélevé à même ces fonds. La structure des frais de Claret sera appliquée comme pour les comptes ségrégués.

Outre la diversification, d’autres avantages sont possibles tels que : Premièrement certains de nos clients font face à des contraintes particulières, telles des restrictions de la part de leur employeur. Ils ne peuvent pas acheter certains titres et doivent signaler à leur employeur chaque opération boursière. Deuxièmement, ces fonds seront considérés comme investissements canadiens, bien qu’ils détiennent des actifs internationaux. Des canadiens pourraient ainsi se prémunir contre l’impôt américain sur la succession. Troisièmement, certaines stratégies d’investissement ne peuvent pas être déployées dans chaque compte individuel. Cependant, nous pourrons le faire dans un fonds.

Nous entrerons en contact avec vous pour nous assurer que tous vos objectifs financiers soient rencontrés, que ce soit par l’entremise de la gestion ségréguée, à laquelle vous êtes habitués, ou par l’entremise d’un fonds commun. Nous avons donc une corde de plus à notre arc, mais … À LA FIN, C’EST VOTRE CHOIX ET NOUS GÈRERONS VOS SOUS SELON VOS PRÉFÉRENCES.

 

L’Équipe Claret