Vivre de ses épargnes: trois scénarios, une seule conclusion

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Vivre de ses épargnes: trois scénarios, une seule conclusion

Les marchés financiers ont continué leur progression lors du deuxième trimestre : le marché américain a progressé de 4% tandis que le marché canadien a ajouté 3%. C’est toujours la même chanson : le marché boursier escalade un mur d’inquiétude. Est-ce qu’on pourrait trouver un refrain plus juste, surtout lors de la lecture des journaux qui nous matraquent avec leurs mauvaises nouvelles et à l’écoute des gourous financiers qui présagent toutes sortes de mauvais augures ? Bien que certaines de ces prédictions puissent s’avérer vraies dans un avenir plus ou moins rapproché, nous préférons diriger notre énergie sur ce que nous pouvons contrôler. En fait, nous préférons miser sur notre approche quantitative et fondamentale disciplinée qui nous permet d’identifier et de profiter des opportunités de placements, un investissement à la fois.

Nous devons cependant avouer qu’il était beaucoup plus facile de trouver d’excellentes compagnies à bon prix en 2012 et en 2013 qu’aujourd’hui. Pour nous, la hausse des marchés signifie que nous devons travailler plus fort à identifier de nouveaux candidats à ajouter à notre portefeuille. C’est un signe que la prudence est de mise.

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Il y a plusieurs sujets que nous aimerions traiter dans notre lettre trimestrielle dont l’épargne, l’investissement et le coût de vie en général. Nous avons choisi ceux-ci pour vous aider à comprendre comment nous pensons dans le quotidien de la gestion de vos portefeuilles :

  • Vivre de ses épargnes :

    Lorsque les gens approchent de leur retraite, une de leur principale préoccupation est de savoir combien ils peuvent dépenser sans manquer d’argent en cours de route.

    Nous avons donc simulé l’évolution de portefeuilles en décaissement en utilisant des données qui s’étendent sur 100 ans. Notre objectif était donc de comprendre comment ont fructifié des portefeuilles qui subissaient des retraits périodiques au cours des cent dernières années. Quels portefeuilles s’en sont bien tirés et quels portefeuilles ont manqué de fonds… Premièrement, si vous dépensiez 5% de votre capital initial par année et que vous indexiez cette dépense à l’augmentation du coût de la vie, vous ne manqueriez pas d’argent au cours des trente prochaines années avec un portefeuille équilibré (peu importe l’année du permier retrait). En d’autres mots, si vous aviez $1,000,000 de dollars au jour un de votre retraite et que vous dépensiez $50,000 la première année, $51,000 ($50,000 plus l’inflation) la deuxième année), $52,020 la troisième (à cause de l’inflation encore), vous auriez encore de l’argent dans 30 ans avec un portefeuille qui comprend au moins 50% en actions et au plus 50% en obligations. En fait, plus vous aviez d’actions dans votre portefeuille, plus vous auriez de succès financier à long terme. D’ailleurs, si vous optiez pour un portefeuille comprenant 100% d’obligations, il y a plus de 50% des chances que vous manqueriez d’argent de votre vivant.

    Nous aimerions souligner qu’avant de dépenser ses sous, il faut payer les taxes et impôts. Il y a des impôts tirés sur les intérêts, sur les dividendes et sur les gains en capital réalisés.

    Lorsque vous regardez votre état de compte à la fin de chaque trimestre, il ne faut pas oublier d’évaluer la différence entre la valeur marchande de vos investissements et leur coût d’acquisition (valeur comptable). Cette différence qui est en fait le gain en capital non réalisé ne vous appartient pas entièrement. En réalité, lorsque vous vendez vos titres qui ont monté en valeur, vous réalisez ce gain en capital et une portion des gains (50%) doit être incluse dans vos déclarations de revenus provinciale et fédérale. Il y a deux certitudes dans la vie : la mort et les impôts.

    Les dangers d’acheter des titres à revenus fixes (et tout autre investissement) en se basant sur les rendements passés :

    L’excellente performance des fonds d’obligations attire beaucoup d’attention sur la classe d’actif. Les médias financiers les surclassent non seulement par leurs performances passées mais aussi sur leur haut degré de sûreté.

    Voici un exemple du questionnement des investisseurs. Comment une obligation qui porte un coupon à intérêt de 3% par année peut générer un rendement annuel de 8%? C’est grâce à la magie des mathématiques financières. On s’explique : Premièrement, il y a ce qu’on appelle le coupon. C’est le taux d’intérêt, 3% dans notre exemple, qu’on reçoit sur une base annuelle pour avoir détenu le titre en question. Par après, si les taux d’intérêts descendent, cela a pour effet d’augmenter la valeur de l’obligation puisque cette dernière devient plus intéressante relativement à celles nouvellement émises. Dans notre exemple, la chute des taux gonfle la valeur de notre obligation de 5%. Lorsqu’on ajoute le coupon de 3% au gain de 5%, on obtient une performance totale de 8%. Il faut prendre garde puisque les taux d’intérêts ont un plancher et ne peuvent descendre pour toujours. Si les prix montent lorsque les taux baissent, il faut alors s’attendre à l’inverse. Lorsque les taux se remettront à monter, il faut aussi s’attendre à ce que votre obligation perde de la valeur. D’ailleurs, il est fort probable que votre coupon ne compensera pas la chute de la valeur et que vous terminerez l’année avec un rendement négatif.

    En utilisant le même exemple d’une obligation qui paie un coupon de 3% et qui se transige audessus de sa valeur nominale de 100$, l’investisseur doit s’attendre à encourir une perte en capital s’il détient le titre jusqu’à sa maturité. Lorsqu’une obligation arrive à maturité, le détenteur reçoit un capital de 100$ soit la valeur nominale. Il est donc important pour l’investisseur de calculer le rendement à maturité pour connaître son rendement jusqu’à l’échéance du titre. Le rendement à échéance tient compte du coupon et est ajusté pour tenir compte du gain ou de la perte en capital qui sera encouru à maturité.

    Pour nous, les obligations sont des titres qui paient un revenu fixe. Le coupon est donc la variable la plus importante de l’équation. Comme l’industrie du courtage se base couramment sur le rendement passé des fonds d’obligations pour attirer l’attention des investisseurs à leur sujet, les fluctuations de capital qui sont très imprévisibles et variables sont donc incluses pour vendre ces produits à revenus fixes. Lorsque les gains en capitaux passés sont devenus plus importants que les coupons, ces titres deviennent moins alléchants et une mauvaise stratégie obligataire peut être hautement nocive à votre santé financière.

    Lancement d’un nouveau fonds :

    Vous êtes probablement au courant que nous avons récemment lancé deux nouveaux fonds (actions et revenus fixes) afin d’accommoder nos plus petits comptes (CÉLIs, REÉR immobilisés, REÉÉs et bien d’autres) et pour permettre à nos clients qui ont des restrictions professionnelles face à leurs investissements ainsi que pour ceux qui veulent éviter certaines déclarations fiscales ou la taxe sur les successions américaines en égard des titres américains.

    Laissez-nous savoir si vous requérez de l’information additionnelle sur ces fonds et nous nous assurerons que votre gestionnaire de portefeuille réponde à toutes vos questions.

    Nous nous affairons à lancer un nouveau fonds qui se nomme le fonds Claret « hors des sentiers battus ».

    L’objectif de ce fonds est de saisir des opportunités intéressantes mais difficilement applicables dans des portefeuilles individuels comme :

  • Des stratégies différentes de celle d’acheter et de conserver comme Claret vous a habitué;
  • Des stratégies non disponibles pour certains comptes à cause de restrictions règlementaires ;
  • Celles qui sont infaisables pour les clients individuels à cause de contraintes spécifiques comme la taille ou toutes autres contraintes pertinentes.

    Tel les deux autres fonds Claret, ce fonds n’aura pas de frais de gestion ni aucun frais d’entrée ou de sortie. Nous voulons nous assurer de traiter tous les clients équitablement. En d’autres mots, nous voulons que tous nos clients aient accès à toutes les stratégies que l’on utilise dans nos processus de gestion de portefeuilles pour améliorer leur rendement nonobstant leur taille ou leurs contraintes.

    Nous croyons fermement que tous les clients devraient participer dans ce fonds. De ce fait, personne ne manquera une opportunité de placement aussi complexe qu’elle puisse être.

    Soyez certains que nous ne nous éloignerons pas de notre philosophie d’investissement qui est de choisir un investissement à la fois en se basant sur un processus d’analyse discipliné, fondamental et quantitatif.

    L’équipe Claret.

     

    Mise à jour de la conformité

    Ombudsman des services bancaires et d’investissement – OSBI

    Claret est récemment devenu membre de l’OSBI – l’Ombudsman des services bancaires et d’investissement – tel qu’exigé par l’Instrument National 31-103 des organismes de règlementations provinciaux canadiens, à l’exception du Québec. L’OSBI est un organisme indépendant chargé de résoudre les différends et les disputes entre fournisseurs de services bancaires et d’investissement et leurs clients. Le service fournit par l’OSBI est sans frais pour les clients. Vous pouvez les rejoindre par téléphone au 1-888-451-4519 ou via leur site Internet dont l’adresse est le www.obsi.ca. Il existe un service similaire au Québec par l’entremise de l’AMF – Autorité des marchés financiers.

    La loi canadienne anti-pourriel – LCAP

    En date du 1er juillet 2014, le premier niveau de la loi canadienne anti-pourriel – LCAP est en vigueur. Cette loi a un impact direct sur les communications à travers l’Internet et par courriel. Puisque nous avons une relation d’affaires avec vous, cette loi ne changera en rien notre façon de communiquer avec vous.

    La Foreign Account Tax Compliance Act – FATCA

    La FATCA est une loi au code fiscal des États-Unis qui oblige les fournisseurs de services financiers de s’engager à communiquer tous les comptes détenus par des citoyens américains. Le 2 mai 2014, le département du Trésor américain et l’Internal Revenue Services (IRS) ont annoncé que les années 2014 et 2015 seront considérées comme une période de transition pour la réalisation, la mise en application et l’administration de la FATCA. Cette loi affecte uniquement les citoyens américains et les résidents américains. Bien évidemment, Claret est en train de se conformer à cette nouvelle règlementation.

    Si vous avez des questions ou des commentaires, nous vous invitons à nous contacter par courriel ou par téléphone au 514-842-6110 ou 1-888-842-6110.